Ceux qui ont un téléphone en main sont des touristes, ils ont besoin d’un GPS pour savoir qu’elle rue prendre pour ne pas se retrouver coincé devant un canal sans pont. Si certains prennent des chemins différents, on fini toujours par se retrouver au même pont.

On retrouve les bateaux poubelles d’un canal à l’autre. On a entendu dire que c’était la mafia qui en gérait l’activité. Habituellement la mafia fait des choses sales pour ensuite blanchir l’argent, là elle fait un truc propre pour salir plus loin…

Très vite, la ville se met en place. Les boutiques éphémères pour touristes sont mises en place aussi rapidement que l’on ouvre un parapluie.

L’ambiance est détendue, mais il n’y a pas de temps à perdre, vu que l’on vend presque partout les même objets fabriqués en Chine, il faut être le premier à le vendre avant que ce ne soit le commerce suivant.

On est arrivé tôt, avant l’ouverture des boutiques pour touristes. Il y avait déjà pas mal de gens qui circulaient dans les rues étroites, que ce soit les enfants allant à l’école ou les parents allant travailler.

J’attendais quelque chose de cette rencontre avec Venise, mais je ne savais pas quoi. On sait tellement de choses sur cette ville sans jamais la connaitre. Je savais surtout que la ville était envahie de touristes et que j’en ferai pleinement parti. Je n’espérais donc pas échapper à cela, je ne pensais pas, à moi tout seul, trouver le secret de la ville, voir ce que personne n’avait encore vu, comprendre quelque chose qui me distinguerait des autres.

J’ai pris la ville comme elle a bien voulue se livrer pendant quelques heures.