

J’ai fini par changer de cadrage pour essayer d’avoir la verticalité de la ville.


Mais en gardant les sujets au sol parce que c’est là qu’est la vie de la ville, le reste n’est que décor.




J’ai fini par changer de cadrage pour essayer d’avoir la verticalité de la ville.


Mais en gardant les sujets au sol parce que c’est là qu’est la vie de la ville, le reste n’est que décor.








Agnès a pu me rejoindre depuis Paris et un nouveau cycle commença.

Je lui montrai tous ce que j’avais déjà vu et me rendit compte que c’était pas si mal.

Elle était belle et nous étions amoureux. Ensemble à l’autre bout du monde.

Steven continuait d’écrire. On se retrouvait au Reggio Café. Je lui offrais les consommations.

Puis je repartais marcher et traquer les signes de cette ville, des bouts de vies, des traces du mythe.

J’allais aussi chez le voisin du dessus. Un américain qui avait vécu à Paris et en était tombé fou amoureux. Comme il gagnait pas mal d’argent, il pouvait permettre à son compagnon d’essayer de percer dans la mode. Leur appartement était un véritable atelier de couture.


C’est ainsi qu’est apparue la bagarre
Le colocataire de Steven faisait monter des toxicos dans l’appartement pour faire. ses ventes de produits. Et un soir en rentrant, je me rendis compte qu’il me manquait pour plus de 500 francs de films.
J’ai alors demandé à Benoit, l’ami belge qui m’avait fait venir à New York, de venir faire le traducteur afin d’éclaircir cette affaire. Le colocataire a nié être responsable du vol et quand je lui demandai aussi si c’était lui qui mangeait les œufs que j’avais mis dans le frigo, il m’envoya chier d’une telle manière que je me suis jeté sur lui pour lui casser la figure. Je le renversai par terre, lui maintenant la tête au sol par les oreilles. Il hurlait qu’elles allaient se décrocher. Mes amis m’attrapèrent et m’emmenèrent boire une bière dans un pub.
Je craignais mon retour dans l’appartement. Ma chambre n’avait pas serrure. Je me disais qu’il allait venir se venger et me tuer pendant la nuit.
Il n’en fit rien. Et à partir de ce jour, son comportement envers moi changea complètement. Il faisait tout pour se rendre agréable et nous nous quittâmes presque amis à la fin de mon séjour. D’autre part, je me mis enfin à faire des images frénétiquement et à rattraper le temps perdu des premiers journées stériles.
Benoit me dit : « Tu as enfin compris New York. C’est une ville dure, il faut entrer dans la bagarre pour la comprendre ».