Les cafés sont étroits, avec peu de tables à l’intérieur. Chacun prend sa boisson et s’en va la boire debout dehors.

Je suis tellement fatigué que je n’arrive pas à faire comme les habitants. Il me faut une table et une chaise.

Les commerces ouvrent tard. Il y a un décalage avec la France qui perturbe nos horloges biologiques…

Nous achetons à emporter pour aller manger dans notre logement fonctionnel et triste. Mais nous sommes heureux d’être là et de pouvoir y passer un séjour plus long que pour les villes précédentes.

Une manif pour la sauvegarde d’un quartier populaire en périphérie.

Les passants sont assez indifférents. Les touristes, comme moi, font des photos.

On ressent comme une renaissance. La ville a été sacrément défigurée dans les années 70-80. Elle a des aspects vraiment môches.

Dans le vieux quartier centrale très XIX° siècle, les habitations sont hautes, mais la marchandise a pris ses aises, transformant l’ambiance en galerie marchande à ciel ouvert.

Ce genre de quartier devient kitch, mais, aux alentours, les attaques brutalistes le rende graphique.

Certaines castes se sont organisées pour laisser des traces de leurs passage sur terre. Ont créés des institutions comme les religions pour qu’elle gèrent leurs mémoires.

Quelle forme esthétique ? Quelle psychologie ? Quelle philosophie ? Faudrait-il inventer pour reconstruire, sur ce besoin de mémoire, quelque chose de collectif ? Quelle que chose qui fasse que ça ne puisse fonctionner que collectivement ?

La féodalité n’a jamais disparue, elle a juste changé de forme et repose toujours sur l’un contre les autres.

Et c’est toujours au moment de partir, que l’on découvre d’autres aspects de la ville. On se dit toujours qu’il faudra revenir.

Quand on se sent de nul part, on est partout et nul part chez soi.