Les filles ont voulu retourner, pour notre dernier soir, dans ce petit café. L’ambiance y est détendu, il y a toutes les générations, classe moyenne. Il y a des plats végétariens et le café est bon.

On retraverse le marché couvert sur le trajet de notre logement. La nostalgie commencerait à me gagner, comme à chaque départ de quelque part.

Et c’est toujours au moment de partir, que l’on découvre d’autres aspects de la ville. On se dit toujours qu’il faudra revenir.

Quand on se sent de nul part, on est partout et nul part chez soi.

Certaines castes se sont organisées pour laisser des traces de leurs passage sur terre. Ont créés des institutions comme les religions pour qu’elle gèrent leurs mémoires.

Quelle forme esthétique ? Quelle psychologie ? Quelle philosophie ? Faudrait-il inventer pour reconstruire, sur ce besoin de mémoire, quelque chose de collectif ? Quelle que chose qui fasse que ça ne puisse fonctionner que collectivement ?

La féodalité n’a jamais disparue, elle a juste changé de forme et repose toujours sur l’un contre les autres.