13/03/2023

Dernier café au Faro.

Alice me parle de sa vie, de ses projets, de peut-être rentrer en France.

Étrangement j’aurais aimé qu’elle veille rester au Québec comme pour vivre à travers elle mon désir d’un autre possible par procuration, d’une autre vie comme je ne l’ai pas fait en restant à Berlin en 1990…

13/03/2023

C’est finalement déjà le dernier jour.

Alors que je n’ai pas arrêter de pester contre cette ville que je ne comprenais pas, et que je ne suis pas encore partie, que déjà la nostalgie me gagne.

Je retourne vite marcher en repassant dans certaines rues que j’ai appréciées pour avoir ce sentiment d’habitude, cette infime sensation de faire un tout petit peu partie, moi aussi, de cette ville.

Toujours le même problème. je passe mon temps à vouloir faire partie d’une famille, d’un groupe, d’une communauté et sitôt cela pourrait commencé que je pars…

12/03/2023

Ce qui m’a déstabilisé aussi, c’est que l’on parle français mais que le décor est américain.

Habituellement, à l’étranger, j’aime ne rien comprendre. L’image et le son vont bien ensemble.

Là, je ne sais plus à qui me fier : à l’image ou au son ?

Au vieux monde ou au nouveau ?

12/03/2023

En sortant Sherbrooke me semble déjà nettement plus vivable.

Il y a des similitudes avec Berlin dans ce que cette ville avait à la fin des années 80.

Tout est moche ou un peu kitch comme s’il fallait accepter l’état des lieux et trouver en soi les ressources de réenchanter l’espace qui nous entoure.

Les vieilles villes européennes sont belles en soi, elles se suffisent à elles-même. il n’y a pas d’effort à faire, ce qui peut aussi être écrasant car il est alors difficile d’y apporter quelque chose de nouveau.

Dans une ville comme Sherbrooke, si l’on est habité par un désir, on a l’impression qu’il est plus facile de le réaliser. Le sentiment de liberté est plus fort et plus déroutant.