Un dernier salut à Goethe et Schiller, juste au moment où je crois avoir enfin compris la ville alors que je n’ai fait qu’effleurer l’écume.

Je reprends la route pour Berlin avec mon transport des tableaux de Jano Xhenseval pour une exposition qui lui était consacrée.

Et puis le musée du Bauhaus ! Une pure merveille comme la possibilité de ne plus appartenir au présent, comme si je pouvais revenir bien en arrière et tenter d’appartenir à cette société allemande que j’ai tant idéalisée et, qui sait, la sauver de ses propres démons.

Ce n’est que le lendemain, en changeant de quartier et en profitant de quelques rayons de soleil que j’ai pu enfin commencer à aimer Weimar.

Un peu de désordre, donc de vie. Davantage de gens dans les rues. Des cafés plus accueillants.

Alors, le centre ville est très beau, bien rénové, propre, lisse, ennuyeux.

Je marche d’un coin à un autre. La ville ne donne que ce qu’elle veut bien donner, rien de plus. Je ne sais pas où chercher et donc, ne trouve rien.

Je finis pas un restaurant italien, parce que, où que l’on soit dans le monde, il y a toujours une pizzeria avec des italiens pour vous accueillir.